Tortures dans les prisons : Une nouvelle qui tombe mal Posté le 08/09/2013 - Par MOMS. © L'Authentique dimanche 8 septembre 2013 18h49 Droits de l'Homme

Tortures dans les prisons : Une nouvelle qui tombe mal

Des pensionnaires de la prison de Dar Naïm ont subi dimanche dernier, des abus de leurs geôliers Au même moment, des mineurs retenus à la prison civile de Nouakchott auraient eux aussi été chatiés ! L’information, publiée par des sites d’information de la place, a été immédiatement démentie par l’administration pénitentiaire.
L’information relative à des cas d’abus à la prison de Dar Naïmet de cas de tortures sur des mineurs à la prison civile de Nouakchott ne pouvait pas tomber plus mal. Elle intervient en effet après un dernier rapport très critique d’Amnesty International sur la persistance de la torture en Mauritanie et alors que Nouakchott accueille Mutuma Ruturee, le Rapporteur spécial des Nations sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée. Selon cette information, rapportée par des sources de presse et confirmée par d’autres sources indépendantes, onze mineurs auraient été violemment torturés dimanche dernier par leurs geôliers de la prison civile de Nouakchott. D’après Alakhbar Nouakchott, qui a relayé la nouvelle, alors que certains cadres du palais et de l’administration tentaient d’étouffer ces graves atteintes, les gardes préposés à la prison auraient repris leurs tortures sur les jeunes dès que leur chef a quitté les lieux. Cette information sera cependant vite démentie par la direction pénitentiaire qui précise que les mineurs en question avaient refusé il y a trois jours de se soumettre à une opération de fouille routinière que les gardes mènent régulièrement dans les cellules à la recherche de drogue, de substances psychotropes et d’armes blanches que les prisonniers parviennent toujours à acquérir.
Le démenti de la direction pénitentiaire d’ajouter que les mineurs auraient tenté d’agresser les gardes, parvenant à en blesser un. Et de préciser que les mineurs actuellement détenus à la prison civile avec les adultes sont au nombre de 48, et que 11 d’entre eux ont été placés en isolement après leur agression sur les gardes. Jusqu’à présent, aucune enquête n’a cependant été diligentée pour clarifier le bien fondé des tortures dont les jeunes se sont dit victimes et que plusieurs prisonniers ont confirmé.
Il faut rappeler que le dernier cas de torture révélé avait terminé par la mort d’un détenu. Les gardes et leur chef ont été arrêtés, jugés et condamnés. Certains ont été exclus des rangs.
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