Bouteflika va de mieux en mieux selon son chef de campagne Posté le 09/04/2014 - Par Alger - (©AFP / 08 avril 2014 23h18) Maghreb

Bouteflika va de mieux en mieux selon son chef de campagne
ALGER - Le président algérien Abdelaziz Bouteflika va de mieux en mieux et prêtera serment lors d'une cérémonie publique s'il est réélu, a assuré mardi son directeur de campagne Abdelmalek Sellal dans un entretien avec l'AFP.

La santé du président de la République s'améliore de jour en jour, a affirmé M. Sellal en soulignant que s'il est réélu M. Bouteflika va prêter serment dans les termes prévus par la constitution.
Des interrogations ont jailli ces dernières semaines dans la presse sur la capacité de M. Bouteflika, affaibli il y a un an par un accident vasculaire cérébral (AVC), de se prêter à cette cérémonie. Son dernier discours public remonte à mai 2012 à Sétif, dans le nord du pays.
Le président sortant ne mène d'ailleurs pas campagne et a chargé sept de ses proches de sillonner le pays pour convaincre les 23 millions d'électeurs appelés aux urnes le 17 avril pour le premier tour de la présidentielle.
Les Algériens ont cependant pu le voir jeudi à la télévision recevant, debout, le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Dans une lettre le 22 mars, le président sortant leur a affirmé que les séquelles de son sévère AVC de l'année dernière ne le disqualifiaient pas.
Interrogé sur le risque de fraude électorale, évoqué notamment par le candidat Ali Benflis qui a qualifié le gouvernement de comité de soutien à M.Bouteflika, M. Sellal a répondu qu'il n'en sera jamais question.
M. Bouteflika, élu en 1999 avec 74% des voix, réélu en 2004 avec 85% et en 2009 avec 90%, refusera de passer sans un large assentiment du peuple algérien, selon son directeur de campagne.
Ali Benflis a déclaré samedi que la fraude serait son principal adversaire le 17 avril jugeant qu'en 2004 le vainqueur était la fraude et le perdant, la démocratie. Il avait alors recueilli 6% des voix.
S'il est réélu, M. Bouteflika va s'atteler en 2014 à une révision de la Constitution dans le sens d'un renforcement des libertés collectives et individuelles, des pouvoirs du Parlement et de ceux du Premier ministre, a détaillé M. Sellal.
La révision devrait aussi conduire à la mise en place d'un statut de l'opposition parlementaire qui pourrait saisir le Conseil constitutionnel, ce qui n'est pas le cas actuellement.
La révision de la Constitution était une priorité de M. Bouteflika annoncée en avril 2011 au moment du printemps arabe, a rappelé M. Sellal mais elle a été différée en raison de sa maladie qui l'a conduit à être hospitalisé pendant près de trois mois à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris.
(©AFP / 08 avril 2014 23h18)





