Burkina : Le chef des putschistes affirme avoir le soutien de l'armée Posté le 17/09/2015 - Par Paris - (©AFP / 17 septembre 2015 16h14) CEDEAO

ALERTE - Burkina : Le chef des putschistes affirme avoir le soutien de l'armée

(©AFP / 17 septembre 2015 16h14)
ALERTE - Burkina : Diendéré affirme n'avoir eu aucun contact avec l'ex-président Compaoré

(©AFP / 17 septembre 2015 16h09)
ALERTE - Burkina/coup d'Etat : un mort et 60 blessés au principal hôpital de Ouagadougou
(©AFP / 17 septembre 2015 15h40)
Burkina : Diendéré dénonce une grave situation d'insécurité pré-électorale, promet de libérer les dirigeants de la transition
Paris - Le chef des putschistes au Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré, a justifié jeudi le coup d'Etat dans ce pays par une grave situation d'insécurité pré-électorale, et promis de libérer les dirigeants de la transition, dans un entretien avec l'hebdomadaire Jeune Afrique.

Une grave situation d'insécurité pré-électorale régnait au Burkina, a-t-il dit par téléphone au journal, en soulignant qu'il fallait empêcher la déstabilisation du pays.
Quant au président de transition Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida, séquestrés depuis 24 heures par des militaires putschistes, ils ont été placés en résidence surveillée, ils vont bien et seront relâchés, a-t-il assuré.
L'ancien chef d'état-major particulier de l'ex-président Blaise Compaoré, renversé il y a un an après 27 ans de pouvoir, a aussi affirmé que des mesures d'exclusion (avaient été) prises par les autorités de transition et que c'était pour cette raison que ses hommes étaient passés à l'acte.
Des élections auront lieu, a aussi promis l'officier putschiste. Nous souhaitons discuter avec tous les acteurs politiques pour repartir sur de bonnes bases. Des élections auront bien lieu, mais nous devons d'abord nous concerter, a-t-il expliqué.
Enfin, il affirme que les putschistes ne font pas front commun avec le Congrès pour le progrès et la démocratie (CDP), le parti de Blaise Compaoré exclu des élections par les autorités de transition. Nous avons des amis au CDP comme dans tous les autres partis politiques. Mais cette proximité avec le CDP n'est pas la raison de notre passage à l'acte, assure Gilbert Diendéré.
(©AFP / 17 septembre 2015 13h33)
ALERTE - Burkina : les dirigeants de la transition vont bien et seront relâchés, affirme Diendéré à l'hebdomadaire Jeune Afrique
(©AFP / 17 septembre 2015 13h11)
ALERTE - Burkina : le chef des putchistes justifie le coup d'Etat par une grave situation d'insécurité pré-électorale
(©AFP / 17 septembre 2015 13h10)

Burkina Faso : le président et son gouvernement destitués
Des militaires de la garde présidentielle au Burkina Faso, qui retiennent toujours en otages le président et le gouvernement, ont annoncé jeudi avoir dissous les institutions du pays. Ils ont tiré en l'air à Ouagadougou pour disperser des manifestants.
En octobre 2014, c'est par centaines de milliers que les Burkinabés étaient descendus dans la rue et avaient chassé du pouvoir le président Blaise Compaoré, après 27 ans à la tête du pays. Jeudi matin, moins d'un an plus tard, ils ont assisté impuissants à la proclamation d'un coup d'Etat militaire à la télévision nationale.
Les soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), corps d'élite de l'armée et garde prétorienne de l'ancien président Compaoré, ont annoncé avoir "dissous" les institutions de la transition et promis d'organiser des "élections inclusives".
Un "Conseil national de la Démocratie" affirme avoir mis "fin au régime déviant de la transition. (...) Le président de la Transition (Michel Kafando) est démi de ses fonctions. Le gouvernement de transition" et "le Conseil national de la Transition", l'assemblée intérimaire, sont "dissous", a affirmé à la télévision publique un militaire, le lieutenant-colonel Mamadou Bamba.

Les militaires putschistes ont annoncé ensuite la nomination du général de la garde présidentielle Gilbert Diendéré à la tête du "conseil national pour la démocratie" qu'ils ont mis en place. Ils ont aussi annoncé la fermeture des frontières et l'instauration d'un couvre-feu nocturne.
Compaoré à la manoeuvre ?
Le RSP dénonce notamment la loi qui interdit aux partisans de l'ancien président Compaoré de se présenter à l'élection présidentielle qui devait avoir lieu le 11 octobre et clore la période de la transition.
Cette loi électorale très controversée rendait "inéligibles" tous ceux qui avaient soutenu un "changement inconstitutionnel", soit la tentative de M. Compaoré de modifier la Constitution pour supprimer la limitation des mandats présidentiels et qui avait déclenché la colère de la rue.
De fait, nombre de commentaires de Burkinabés sur les réseaux sociaux se demandaient si l'ancien président Compaoré, actuellement exilé en Côte d'Ivoire voisine, était à la manoeuvre, en sous-main, dans ce coup d'Etat. Le président de l'assemblée intérimaire (CNT) Cheriff Sy a appelé jeudi sur RFI "le peuple à se mobiliser immédiatement contre cette forfaiture". "C'est une question de rapport de force" a-t-il lancé, dénonçant un "coup d'Etat".

Mais jeudi matin, des tirs de sommation sporadiques résonnaient dans Ouagadougou, quadrillée par des soldats du RSP qui ont notamment mis en place des barrages tout autour de Ouaga2000, le quartier où se trouve le Palais présidentiel. Les rues de la capitale étaient quasi désertes, les magasins et administrations étaient fermés tandis que le grand marché de Ouagadougou était vide.
Condamnations unanimes
La crise s'était nouée mercredi après-midi, avec l'irruption au Palais présidentiel, en plein Conseil des ministres, de militaires du RSP, le corps d'élite de 1300 hommes de l'armée burkinabè. Ces derniers retiennent depuis en otages le président intérimaire Michel Kafando, le premier ministre et numéro 2 du régiment Isaac Zida et de nombreux membres du gouvernement. De sources concordantes, les militaires ont laissé partir les femmes membres du gouvernement.
Le coup d'Etat a suscité des condamnations unanimes de la communauté internationale: le Conseil de sécurité de l'ONU, l'Union africaine, l'Union européenne, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest ont réclamé à l'unisson la libération du président Kafando et de son gouvernement. Le président français François Hollande a de son côté condamné un "coup d'Etat". Il a appelé à la "remise en place" des institutions.
(ats / 17.09.2015 13h22)

Burkina : la France appelle à la libération immédiate de toutes les personnes retenues
Paris - La France appelle à la libération immédiate de toutes les personnes retenues au Burkina Faso, a déclaré mercredi le ministère français des Affaires étrangères, alors que des éléments du Régiment de sécurité présidentielle retiennent en otage le président intérimaire et son Premier ministre.
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La France est préoccupée par les développements survenus (mercredi) au Burkina Faso et condamne fermement tout usage de la force, a aussi déclaré dans un communiqué le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal.
A moins d'un mois d'une élection présidentielle cruciale au Burkina Faso, des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) retenaient en otage mercredi soir le président intérimaire du pays Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida à Ouagadougou, une tentative de coup d'État pour la société civile.

Dans le cadre de son opération Barkhane au Sahel, mobilisant 3.500 militaires dans cinq pays, la France dispose de 220 soldats des forces spéciales françaises à Ouagadougou, la capitale burkinabé.
En octobre 2014, lors de la chute après 27 ans au pouvoir du président Blaise Compaoré confronté à une insurrection, Paris avait assuré ne pas avoir fait intervenir ses militaires lors de cet événement. La France avait reconnu ensuite avoir facilité la fuite de M. Compaoré en Côte d'Ivoire.
(©AFP / 16 septembre 2015 23h09)
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