Loupe du Jour : Après la cavalcade tragique, la vie continue, le doute subsiste ! Posté le 11/10/2012 - Par Cheikh Tidiane DIA © Le Quotidien Rénovateur

Loupe du Jour : Après la cavalcade tragique, la vie continue, le doute subsiste !
Dans la vie d’une nation il est des événements qui enveloppent tout le monde dans un tourbillon de surprise par la dimension qu’ils requièrent.Le plus petit incident peut prendre des proportions très grandes et plonger la conscience collective dans un déluge d’interrogations.Il y a d’autres de plus grande gravité qui sont vite dépassés et dilués dans l’événementiel et que l’histoire retiendra pour longtemps.De générations en générations, les faits seront évoqués à l’occasion de certaines circonstances.
Ils pourraient faire l’objet de plus amples détails plusieurs années plus tard. Ainsi va la vie comme une eau courante ! Ailleurs quand un fait gravissime aussi important que la mort ou la tentative d’assassinat d’une personnalité du rang d’un président se produit, des enquêtes permettent le plus souvent de révéler le film des événements. Cependant des zones d’ombres subsisteront toujours. Les éléments fournis par les l’enquête pourraient des années après, être démentis et remplacés par d’autres jugés plus authentiques jusqu’à ce que la vérité soit connue. Même dans les pays les plus équipés et disposant de moyens rapides et fiables les résultats obtenus pêchent par manque de fiabilités des informations. Nous avons vu des dossiers sur des tragédies durer des décennies, voire plus sans que lumière soit faite sur toutes les facettes de l’incident. S’il s’agit d’une affaire d’Etat , cela devient encore plus compliqué. Sans faire des comparaisons entre la fusillade contre le Président Aziz avec d’autres cas qui se sont produits dans le monde, nous pouvions tout de même dire que les contours de l’incident n’ont pas encore été clairement circonscrits tant le flou continue d’entourer cette tentative d’attentat qui n’a pas été déjouée car aucune force d’intervention n’a été impliquée dans la cavalcade meurtrière qui s’est achevée sur un lit d’hôpital. Le président pourchassé comme un dangereux ennemi à abattre, traqué en plein désert n’eût la vie sauve que grâce à la providence. Dire qu’il était accompagné de sa garde prétorienne ne tient nullement debout. Dans cette histoire rocambolesque, les gens s’intéressent plus aux causes du drame qu’aux motifs de la présence du président dans cet endroit à cette heure. Car la vie d’un président est plus exposée à une agression que celle d’un homme ordinaire qui se balade seul. Personne donc n’a trop glosé sur cette excursion privée du président car elle n’est pas une visite officielle pour être qualifiée d’affaire d’Etat. Ce qui ne l’a pas empêchée de faire l’objet de secret d’Etat dont tous les détails ne seront probablement pas connus maintenant. D’ailleurs le discours officiel ne fait aucune mention des raisons de l’absence du Président de la capitale. Les mauritaniens avaient crû que tout s’était déroulé à Nouakchott. Mais c’est avec cet incident que désormais les sorties solitaires du président ont retenu l’attention des mauritaniens. Intrigués encore par le manque de clarté sur l’erreur commise ce jour de samedi où tout le monde était en week-end et où le destin d’un chef se jouait au bout des armes. Le malaise que laisse cette affaire est accentué par le vide qui règne dans le pays mais aussi sur tous les non-dits malgré une campagne de communication qui n’a pas suffit pour lever les zones d’ombres qui subsistent sur cette fusillade dont les véritables mobiles seront un jour connus !
Cheikh Tidiane DIA © Le Quotidien Rénovateur





