L'ex-président burkinabè Blaise Compaoré a quitté la Côte d'Ivoire pour le Maroc Posté le 20/11/2014 - Par Ouagadougou - (©AFP / 20 novembre 2014 19h38) CEDEAO

L'ex-président burkinabè Blaise Compaoré a quitté la Côte d'Ivoire pour le Maroc
Abidjan - Blaise Compaoré, le président déchu du Burkina Faso, a quitté jeudi la Côte d'Ivoire, où il était en exil depuis sa démission le 31 octobre, pour rejoindre le Maroc, a-t-on appris auprès de la présidence ivoirienne.

De gauche à droite, Chantal COMPAORE, Alassane OUATTARA et Blaise COMPAORE © AFP
M. Compaoré, sa femme et des membres de sa famille ont quitté dans l'après-midi Yamoussoukro, où ils se trouvaient depuis trois semaines, a indiqué cette source.
Le départ de l'ancien chef de l'Etat burkinabè n'est pas définitif, Blaise Compaoré étant amené à revenir, a-t-elle toutefois assuré.
La famille Compaoré a décollé de la capitale politique ivoirienne dans un avion affrété spécialement, a souligné cette source, sans préciser si l'avion appartenait à la Côte d'Ivoire, au Maroc ou s'il s'agissait d'un jet privé.
L'ex-président, chassé par la rue après 27 années de règne pour avoir voulu réviser la Constitution afin de se maintenir au pouvoir, avait été exfiltré le jour de sa démission du Burkina Faso vers Yamoussoukro grâce à des moyens militaires français. Il est réputé avoir de bonnes relations avec les autorités marocaines.
Sa présence en Côte d'Ivoire avait été considérée par Abidjan comme une évidence à son arrivée.
Mais elle faisait polémique du fait de son action très controversée durant la décennie de crise politico-militaire ivoirienne (2002-2011).
Pour les partisans de l'actuel président ivoirien Alassane Ouattara, Blaise Compaoré est un faiseur de paix car il parraina les accords de paix de Ouagadougou de 2007.
A l'inverse, il est détesté par les soutiens de Laurent Gbagbo, pour qui il avait armé et formé la rébellion qui tenta un coup d'Etat contre l'ancien président en 2002, provoquant une durable partition du pays.
Il y avait beaucoup de rumeurs liées à sa présence en Côte d'Ivoire, a souligné une source sécuritaire. A ce niveau-là, son départ va faire du bien.
La Côte d'Ivoire a connu une décennie de crise politico-militaire qui a culminé avec les violences postélectorales de 2010-2011. Le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara embrasa le pays, faisant plus de 3.000 morts.
(©AFP / 20 novembre 2014 19h38)
Burkina : Zida appelle Burkinabè et communauté internationale à accompagner sans a priori son gouvernement
Ouagadougou - Le lieutenant-colonel Isaac Zida, nommé mercredi Premier ministre du Burkina Faso, a demandé au peuple burkinabè et à la communauté internationale d'accompagner sans a priori son gouvernement, dans sa première déclaration depuis sa prise de poste.
J'en appelle à l'ensemble de la communauté nationale (et) internationale (...) à nous accompagner sans a priori pour gagner le challenge d'une transition apaisée, a déclaré le militaire.
La communauté internationale avait exercé de fortes pressions sur l'armée pour qu'elle rende le pouvoir aux civils après la chute du président Blaise Compaoré le 31 octobre.
Nous allons oeuvrer en toute humilité et dans un engagement sacerdotal et patriotique à redonner confiance à notre peuple par l'ardeur au travail, le don de soi et l'absence de calcul égoïste du gouvernement, dont l'annonce interviendra au plus tard dans les 72 heures, a déclaré M. Zida.
Le lieutenant-colonel Zida a été nommé mercredi Premier ministre par le président intérimaire Michel Kafando, un ancien diplomate.
Ce n'est pas la gueule de bois mais il y a un peu de ça, a réagi un diplomate après la désignation de M. Zida. Personne ne va se tromper, c'est lui qui va diriger le pays.
La question des sanctions, déjà envisagées par les partenaires du Burkina Faso pour encourager un transition civile, pourrait se reposer, a-t-il estimé.
M. Zida doit maintenant nommer les 25 ministres du gouvernement de transition.
Selon les accords de transition adoptés par l'armée, les partis politiques et la société civile burkinabè, M. Zida et M. Kafando ne pourront légalement pas être candidats aux élections présidentielle et législatives de novembre 2015, qui marqueront la fin de la transition.
(©AFP / 19 novembre 2014 19h42)
Burkina : le lieutenant-colonel Zida nommé Premier ministre
Ouagadougou - Le lieutenant-colonel Isaac Zida, qui avait pris le pouvoir dès la chute du président Blaise Compaoré, a été nommé mercredi Premier ministre du Burkina Faso par le président intérimaire Michel Kafando.

Le président de la transition décide que (...) M. Yacouba Isaac Zida est nommé Premier ministre, selon les termes du décret lu mercredi à la presse par Alain Thierry Ouattara, le secrétaire-général adjoint du gouvernement. Les deux hommes s'entretiennent actuellement au palais présidentiel, a constaté l'AFP.
Personnellement je ne serais pas contre que le lieutenant-colonel Zida puisse jouer un rôle essentiel dans la stabilisation même de ce pays et qu'il puisse véritablement avoir une ambition de Premier ministre, avait observé mercredi matin le président de transition au micro de Radio France international, insistant sur la place nécessaire de l'armée dans la transition, au vu du rôle essentiel qu'elle a joué dans la stabilisation du Burkina.
Le lieutenant-colonel Zida a pris le pouvoir quelques heures après la chute de l'ex-chef de l'Etat Blaise Compaoré, chassé par la rue le 31 octobre. De nombreux Burkinabè, qui craignaient qu'il ne se maintienne au pouvoir, s'étaient montrés soulagés après la nomination de M. Kafando.
Une telle désignation semble contraire aux voeux affichés de la communauté internationale, qui souhaitait une transition strictement civile pour succéder au président Compaoré.
Le Burkina Faso, pays pauvre de 17 millions d'habitants, dépend fortement des aides de l'extérieur.
(©AFP / 19 novembre 2014 13h51)
ALERTE - Burkina : le président Kafando nomme le lt-colonel Zida Premier ministre

(©AFP / 19 novembre 2014 13h19)





