Le policier français d’origine mauritanienne Ahmed Lemrabott froidement achevé par les tueurs de Charlie Hebdo Posté le 10/01/2015 - Par © Rapide Info via L'Authentique Vendredi 9 janvier 2015 23h45 Terrorisme islamiste

 

 

 

 

 

 

Le policier français d’origine mauritanienne Ahmed Lemrabott froidement achevé par les tueurs de Charlie Hebdo

vendredi 9 janvier 2015 

 

 

 

Dans la mer de réactions à l’attaque sanglante survenue au Charlie hebdo, un « détail » semble être passé inaperçu jusqu’à maintenant. Un « détail » qui me semble pourtant être digne de mention. C’est qu’un policier musulman est tombé, lui aussi, sous les balles des Fous de Dieu.

Il s’appelait Ahmet Merabet, français d’origine mauritanienne. Il avait 41 ans. Le hasard a voulu qu’il patrouille dans le quartier du Charlie Hebdo au moment de l’attentat, mercredi. C’est d’ailleurs lui qu’on a pu voir sur des images atroces (retirées du web par décence depuis), étendu au sol et grièvement blessé, suppliant les tueurs de lui laisser la vie.

L’un d’entre eux l’a froidement achevé d’une balle à la tête. Fidèle au fanatisme religieux et cruel... Aucun respect pour la vie humaine. Aucune pitié...

Bref, dans la tuerie insensée du Charlie Hebdo, un homme de confession musulmane est mort, lui aussi tout simplement parce qu’il faisait son travail, parce qu’il défendait la liberté.
À ceux et celles tentés par l’envie de se livrer au profilage religieux, de récupérer l’œuvre de barbares pour alimenter l’islamophobie ou de mettre tous les musulmans « dans le même panier », j’aimerais reproduire cette phrase de l’excellent chroniqueur du New York Times Nicolas Kristof en réaction à l’attentat au Charlie Hebdo : « Certains lisent le Coran et font sauter des écoles pour jeunes filles. Mais il sont encore plus nombreux à lire le Coran et construire des écoles pour jeunes filles ».
Matière à réflexion...

Source : rapideinfo

 

 

 

 

Charlie Hebdo. Ahmed Merabet, le gardien de la paix abattu

 

Fleurs, mobilisation : les hommages se multiplient en mémoire d'Ahmed Merabet, le policier froidement abattu lors de l'attaque contre Charlie Hebdo.

 

 

Au commissariat du XIe arrondissement où Ahmed Merabet travaillait, des passants déposent en silence une rose, un bouquet, presque toujours blancs, dans les vases de fortune installés sur le perron. Une femme se signe et s'arrête un instant. Un homme laisse un message dans le registre de condoléances.

Tué alors qu'il était à terre

« C'était le minimum que je pouvais faire », explique Bertrand, venu spécialement dans le quartier déposer une rose blanche en mémoire du policier né en 1974, tué d'une balle dans la tête alors qu'il se trouvait à terre. Une seconde fleur, qu'il tient à la main, sera pour les locaux de Charlie dont l'attaque meurtrière a fait douze morts mercredi.

« Liberté »« toute notre compassion »... Dans le livre de condoléances, les messages traduisent l'émotion des anonymes face au « courage exceptionnel » de cet homme, né dans une famille d'origine algérienne.

« Héros musulman »

 

« C'est la preuve par le tragique que les musulmans ne sont pas épargnés », estime le blogueur musulman orthodoxe Fateh Kimouche.

Beaucoup dans la communauté musulmane redoutent en effet que la tuerie de mercredi ne se traduisent par un amalgame avec les extrémistes, alors même que plusieurs victimes étaient originaires du Maghreb: outre Ahmed Merabet, le correcteur de Charlie Hebdo, Mustapha Ourrad, a également été abattu.

Sur Twitter, le mot-dièse #JeSuisAhmed est rapidement apparu, dans le sillage de #JeSuisCharlie. Les messages associés à ce hashtag témoignent de l'indignation des internautes: « L'islam est une religion de paix et le terrorisme n'a pas de religion », martèle l'un. « Lâchement assassiné par les terroristes. Un héros musulman qui, espérons, ne sera pas oublié », écrit l'autre.

« Motivé et passionné » par son métier

 

« Le vrai musulman, c'est celui qui sous l'uniforme cherchait à protéger ses concitoyens », martèle Pascal Popelin, le député de Seine Saint-Denis, qui avait eu l'occasion de rencontrer Ahmed Merabet en 2006.

« J'avais été frappé par ce jeune homme extrêmement motivé et passionné, vraiment désireux de devenir policier et de servir son pays », ajoute-t-il.

Ahmed Merabet venait de passer son habilitation pour être officier de police judiciaire. Il avait débuté en Seine Saint-Denis et avait fait un passage à la BAC locale, selon un syndicaliste de SGP-FO. Lui même était délégué syndical.

A Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), où il habitait, les proches ont défilé jeudi soir devant l'entrée du pavillon familial où une tente blanche avait été installée. Des bougies apparaissaient aux rebords des fenêtres des maisons voisines et illuminaient la rue entière.

"On a perdu un pote, le mec avec qui on a grandi, a déclaré l'un de ses amis. Il était Français avant tout et c'est ça le plus important. Ahmed était bon et juste, il est mort en faisant son travail. On ne comprend toujours pas comment c'est possible".

Décrit dans les médias comme "volontaire", "discret" ou  "consciencieux" Ahmed Merabet avait grandi ici.

Selon la volonté de sa famille, le gardien de la paix sera enterré au cimetière de Bobigny, précise le maire de Livry-Gargan, qui souhaite organiser un rassemblement en son honneur dimanche à 10h30, sur le parvis de l'Hôtel de ville.

©  Ouest France

 

 

Ahmed Merabet, le policier abattu dans l'attaque de Charlie, un homme "bon et juste"

Fleurs au commissariat, mobilisation sur Twitter: les hommages spontanés se multiplient en mémoire d'Ahmed Merabet, le policier décrit comme "bon et juste" par ses amis, et froidement abattu lors de l'attaque contre Charlie Hebdo.

Au commissariat du XIe arrondissement où Ahmed Merabet travaillait, des passants viennent en silence vendredi matin déposer une rose, un bouquet, presque toujours blancs, dans les vases de fortune installés sur le perron. Une femme se signe et s'arrête un instant. Un homme laisse un message dans le registre de condoléances.

"C'était le minimum que je pouvais faire", explique Bertrand, venu spécialement dans le quartier déposer une rose blanche en mémoire du policier né en 1974, tué d'une balle dans la tête alors qu'il se trouvait à terre. Une seconde fleur, qu'il tient à la main, sera pour les locaux de Charlie dont l'attaque meurtrière a fait douze morts mercredi.

"Liberté", "toute notre compassion"... Dans le livre de condoléances, les messages traduisent l'émotion des anonymes face au "courage exceptionnel" de cet homme, né dans une famille d'origine algérienne, et tué par deux hommes qui se sont targués de "venger le Prophète".

"C'est la preuve par le tragique que les musulmans ne sont pas épargnés et qu'il n'y a pas de Cinquième colonne", estime le blogueur musulman orthodoxe Fateh Kimouche.

Beaucoup dans la communauté musulmane redoutent en effet que la tuerie de mercredi ne se traduisent par un amalgame avec les extrémistes, alors même que plusieurs victimes étaient originaires du Maghreb: outre Ahmed Merabet, le correcteur de Charlie Hebdo, Mustapha Ourrad, a également été abattu.

Sur Twitter, le mot-dièse #JeSuisAhmed est rapidement apparu, dans le sillage de #JeSuisCharlie. Les messages associés à ce hashtag témoignent de l'indignation des internautes: "L'islam est une religion de paix et le terrorisme n'a pas de religion", martèle l'un. "Lâchement assassiné par les terroristes. Un héros musulman qui, espérons, ne sera pas oublié", écrit l'autre.

- 'On a perdu un pote' -

 

Le quotidien populaire britannique Daily Star avait même choisi de mettre le visage souriant d'Ahmed Merabet en une vendredi, sous le titre "Le héros policier musulman exécuté par les frères terroristes".

"Le vrai musulman, c'est celui qui sous l'uniforme cherchait à protéger ses concitoyens", martèle Pascal Popelin, le député de Seine Saint-Denis, qui avait eu l'occasion de rencontrer Ahmed Merabet en 2006.

"J'avais été frappé par ce jeune homme extrêmement motivé et passionné, vraiment désireux de devenir policier et de servir son pays", ajoute-t-il.

Ahmed Merabet venait de passer son habilitation pour être officier de police judiciaire. Il avait débuté en Seine Saint-Denis et avait fait un passage à la BAC locale, selon un syndicaliste de SGP-FO. Lui même était délégué syndical.

A Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), où il habitait, les proches ont défilé jeudi soir devant l'entrée du pavillon familial où une tente blanche avait été installée. Des bougies apparaissaient aux rebords des fenêtres des maisons voisines et illuminaient la rue entière.

"On a perdu un pote, le mec avec qui on a grandi", a déclaré l'un de ses amis. "Il était Français avant tout et c'est ça le plus important. Ahmed était bon et juste, il est mort en faisant son travail. On ne comprend toujours pas comment c'est possible.

Décrit dans les médias comme "volontaire", "discret" ou "consciencieux", Ahmed Merabet "avait grandi ici. Sa famille est là depuis très longtemps, tout le monde est très choqué", selon Pierre-Yves Martin, le maire UMP de Livry-Gargan.

Amis et anonymes se disent aussi très choqués par la vidéo de la mort du policier. "C'est indécent de montrer ça", estime l'un de ses proches, tandis que les appels à supprimer la vidéo se multipliaient sur Twitter.

Selon la volonté de sa famille, le gardien de la paix sera enterré au cimetière de Bobigny, précise le maire de Livry-Gargan, qui souhaite organiser un rassemblement en son honneur dimanche à 10H30, sur le parvis de l'Hôtel de ville.

AFP

 

 

 

 

 

Charlie Hebdo - Le policier Ahmed Merabet tué d’origine Tunisienne #CharlieHebdo

 

Par Maher Ben - 9 janvier 2015

 

Ahmed Mrabet, le policier tué lors de la fusillade à Charlie Hebbdo, est d’origine tunisienne a indiqué Sonia Hmimou, policière dans le 11e et responsable pour cet arrondissement du syndicat « Unité police » dans une déclaration accordée à 20 Minutes.

Ahmed Mrabet, le policier tué lors de la fusillade à Charlie Hebbdo, est d’origine tunisienne a indiqué Sonia Hmimou, policière dans le 11e et responsable pour cet arrondissement du syndicat « Unité police » dans une déclaration accordée à 20 Minutes.

 

©  Le Tunizien.com

 

 




Les réactions

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Indignation Le 12/01/2015 à 20:17:17

Vous n'avez pas honte de voler l'identité d'un mort? Ahmed Mérabet était d'origine algérienne, le nom de Mérabet n'est pas tunisien encore moins mauritanien. Et son courage est bien d'un Algérien.
http://www.liberation.fr/societe/2015/01/09/ahmed-merabet-le-policier-abattu-dans-l-attaque-de-charlie-un-homme-bon-et-juste
http://www.leparisien.fr/faits-divers/la-famille-du-policier-ahmed-merabet-appelle-au-calme

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