Une adolescente nigériane tuée par les explosifs qu'elle portait Posté le 07/07/2015 - Par Jos (Nigeria) - (ats / 07.07.2015 01h43) Nigériia vs Boko Haram

Une adolescente nigériane tuée par les explosifs qu'elle portait
Une adolescente a été tuée lundi soir au Nigeria par les explosifs qu'elle transportait dans ce qui semble bien être un attentat-suicide manqué. L'attaque visait apparemment une mosquée à Kano, deuxième ville du pays.
Selon un porte-parole de la police locale, la jeune fille de 13 ans, qui est la seule victime, avait pour cible la mosquée Umar Ibn al Khattab. D'après des témoins, l'adolescente traversait une rue lorsque s'est produite l'explosion, à 21h00 (22h00 en Suisse), tout près d'un rond-point situé à 200 mètres de l'édifice religieux.
"La mosquée était vraisemblablement son objectif, mais les explosifs se sont déclenchés prématurément", selon une source policière.
Cette attaque porte la marque du groupe islamiste Boko Haram, responsable d'une vague de violences qui ont provoqué la mort de 200 personnes au Nigeria la semaine passée.
Président sous pression
Dimanche, au moins 44 personnes ont péri dans deux attentats dans la ville de Jos située dans le centre du pays. Kano n'avait plus connu d'attaques terroristes depuis le mois de février lorsque deux kamikazes avaient tué dix personnes dans une gare routière.
Un demi-millier de morts depuis fin mai, des attaques quasi quotidiennes depuis une semaine, 49 tués dimanche: Boko Haram met sous pression le nouveau président nigérian Muhammadu Buhari, qui s'est engagé à "éradiquer le terrorisme le plus vite possible". Le groupe mène depuis 2009 une insurrection au Nigeria pour instaurer un Etat soumis à la loi coranique dans le nord-est du pays.
(ats / 07.07.2015 01h43)
La ville nigériane de Jos endeuillée par deux explosions
Deux explosions, l'une près d'un centre commercial et l'autre à proximité d'une mosquée, ont fait au moins 49 morts et 47 blessés dimanche soir, a indiqué lundi la principale organisation de secours du pays. Le drame est survenu à Jos, dans le centre du Nigeria.
Ces explosions, dont les circonstances n'ont pas été précisées, surviennent après une demi-douzaine d'attaques sanglantes perpétrées depuis mercredi dans le nord-est du pays. Celles-ci sont attribuées au groupe islamiste Boko Haram.
La première explosion s'est produite à 21h14 (22h14 en Suisse) dans un centre commercial situé près d'un arrêt de bus et de l'université de Jos. La seconde a eu lieu quatre minutes plus tard, près d'une mosquée très fréquentée.
Les deux attaques n'ont pas été revendiquées. Jos, capitale de l'Etat de Plateau en proie à de profondes divisions religieuses, est régulièrement la cible d'attaques de Boko Haram. En février, une double explosion dans une gare routière de la ville avait fait au moins 17 morts.
Le Plateau, situé en plein sur la frontière entre le Sud nigérian majoritairement chrétien et le Nord musulman, a connu des vagues de violences religieuses durant la dernière décennie. Celles-ci ont coûté la vie à des milliers de personnes.
Les attaques s'intensifient
Boko Haram n'a cessé d'intensifier ses attaques dans le nord du Nigeria depuis l'entrée en fonction du nouveau président Muhammadu Buhari le 29 mai. Depuis cette date, près de 500 personnes ont péri dans les violences dans des fusillades, des explosions et des attentats-suicide, selon un décompte de l'AFP.
Dimanche, un kamikaze s'était fait exploser dans une église de la ville de Potiskum, dans l'Etat de Yobe (nord-est), tuant cinq fidèles. La semaine dernière, les islamistes avaient pris d'assaut plusieurs villages près du lac Tchad, tuant plus de 150 fidèles en train de prier dans des mosquées.

Le président Buhari s'est engagé dimanche à en finir avec l'insurrection armée de Boko Haram "le plus rapidement possible". Il a estimé que "les terroristes qui s'attaquent à nos lieux de culte ont délibérément déclaré la guerre à nos valeurs et doivent être combattus avec toute notre force et notre détermination".
(ats / 06.07.2015 14h35)

Deux fortes explosions à Jos, dans le centre du Nigeria
Jos (Nigeria) - Deux fortes explosions ont eu lieu dimanche à Jos, dans le centre du Nigeria, a annoncé la police.
Je confirme qu'il y a eu deux explosions à Jos ce soir. L'une a eu lieu dans le parc de Bauchi et l'autre près de la mosquée de Yantaya, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police de l'Etat du Plateau, Abuh Emmanuel.
Il n'était pas en mesure de préciser s'il y avait des victimes.
Un témoin, Mohammed Sani Abubakar, a déclaré à l'AFP que la première explosion avait eu lieu à 21h14 heure locale au centre commercial de la route de Bauchi, situé près du parc du même nom et près de l'université de Jos.
Une seconde explosion a été entendue quatre minutes après, a-t-il dit, ajoutant qu'elle avait eu lieu à côté de la très fréquentée mosquée de Yantaya.
Selon M. Abubakar, plusieurs véhicules auraient été vus transportant des morts et des blessés vers l'hôpital. Cette information n'a pas été confirmée immédiatement.
Jos, capitale de l'Etat du Plateau, est régulièrement la cible d'attaques du groupe islamiste Boko Haram.
En février, une double explosion dans une gare routière de la ville avait fait au moins 17 morts.
(©AFP / 06 juillet 2015 01h36)
Nigeria : 5 morts dans un attentat-suicide contre une église
Kano (Nigeria) - Cinq personnes, dont une femme, ses deux enfants et un pasteur, ont été tuées dimanche matin dans un attentat-suicide contre une église de Potiskum, dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé à l'AFP un policier et un habitant.

Le kamikaze est entré à 9h55 (8h55 GMT) dans l'église et s'est fait exploser aussitôt, selon ces sources. Quatre fidèles sont morts tout de suite, tandis que la cinquième victime a succombé peu après son arrivée à l'hôpital, a déclaré un policier qui a participé à l'évacuation. Un habitant a confirmé ces informations.
Le kamikaze a pénétré dans une église pentecôtiste en construction de l'Eglise chrétienne des rachetés de Dieu dans le quartier de Jigawa dans la banlieue de Potiskum, capitale économique de l'Etat de Yobe, puis a déclenché ses explosifs.
Figurent parmi les victimes une femme et ses deux enfants, le pasteur et un autre fidèle, a précisé le policier sous couvert d'anonymat.
Un témoin, Garba Manu, a raconté comment le kamikaze est arrivé à l'église à bord d'un rickshaw, vêtu comme les autres fidèles, et a déclenché ses explosifs dès son entrée dans l'église en construction.
Je l'ai vu marcher dans l'église sans éveiller aucun soupçon. Cinq fidèles, trois femmes et deux hommes, étaient dans l'église quand le porteur de bombe est entré et ils sont tous morts, a-t-il ajouté.
Le corps démembré du kamikaze a aussi été retrouvé, a déclaré Garba Manu, qui habite dans les environs.
L'attentat n'a pas été revendiqué, mais depuis le lancement de l'insurrection islamiste de Boko Haram il y a six ans, Potiskum a été régulièrement la cible d'attaques dont plusieurs attentats-suicides.
Avec plusieurs centaines de personnes tuées par Boko Haram en quelques jours, en plein ramadan, le Nigeria vit sa pire semaine depuis que le nouveau président Muhammadu Buhari a pris ses fonctions le 29 mai.
Selon un décompte fait par l'AFP, quelque 500 personnes ont péri dans les attaques et les attentats-suicides imputés à Boko Haram depuis cette date.
L'armée nigériane de son côté a estimé dimanche avoir abattu plus de 600 combattants islamistes sur cette période. Plus de 600 terroristes ont été tués au cours du dernier mois, tandis que les autres insurgés vivent une existence extrêmement difficile, affirme-t-elle dans un communiqué.
Malgré les tactiques de guérilla consistant à utiliser des filles vulnérables ou de jeunes hommes pour des attentats-suicides sur des cibles faciles, nous veillons à ce que leurs combattants ne s'échappent pas à l'heure où ils continuent à être défaits par nos troupes, poursuit le communiqué.
L'armée assure par ailleurs que les islamistes n'ont pas gagné de terrain depuis l'arrivée du président Buhari au pouvoir. Ainsi, déclarent les militaires, depuis l'arrivée de la nouvelle administration du président Muhammadu Buhari, pas un seul territoire nigérian n'a été occupé ou proclamé comme faisant partie de leur +califat+ par les terroristes, alors que leurs chefs ont été tués ou capturés ou sont en fuite.
La vague d'attaques, qui a débuté mercredi soir, a touché plusieurs villages de l'État de Borno, épicentre de l'insurrection de Boko Haram, désormais affilié au groupe État islamique.
(©AFP / 05 juillet 2015 16h43)





