Affaire russe : l'ex-chef du FBI James Comey témoignera le 8 juin au Congrès Posté le 01/06/2017 - Par (©AFP / 01 juin 2017 18h35) Amérique du Nord

Affaire russe : l'ex-chef du FBI James Comey témoignera le 8 juin au Congrès

Washington - L'ancien directeur du FBI James Comey, limogé par le président Donald Trump, témoignera le 8 juin au Sénat américain sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle américaine de 2016.
L'audition, très attendue, sera publique et aura lieu devant la commission du Renseignement du Sénat à 10H00 (14H00 GMT), a annoncé cette dernière jeudi dans un communiqué.
Elle sera suivie d'une audition à huis clos devant les 15 membres républicains et démocrates de la commission, habilités au secret défense.
Le sujet d'une éventuelle collusion entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie devrait être abordé, puisqu'il faisait partie du périmètre de l'enquête supervisée par M. Comey jusqu'à son limogeage soudain, le 9 mai.
L'ancien directeur, resté silencieux en public depuis cette éviction qui a secoué les Etats-Unis, sera également interrogé par les élus qui veulent confirmer si Donald Trump a réellement exercé une pression sur le FBI pour orienter l'enquête sur la Russie.
Plusieurs médias ont affirmé que M. Comey avait consigné dans des notes que M. Trump lui avait demandé en tête-à-tête de "laisser tomber" l'enquête sur son ancien conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, l'un des personnages centraux du dossier russe.
Le président avait nié toute intervention, de même qu'il nie toute collusion avec Moscou.
Le remplaçant de M. Comey à la tête de la police fédérale n'a pas encore été nommé par le dirigeant républicain.
Mais entre temps, l'enquête sur les ingérences russes et une éventuelle collusion a été confiée par le ministère de la Justice à un procureur spécial, Robert Mueller, lui-même ancien patron du FBI à la réputation d'indépendance.
(©AFP / 01 juin 2017 18h35)
L'ex-directeur du FBI prêt à confirmer les pressions exercées par Trump
Jacob, Etienne, Reuters, agence
LeFigaro.fr•31 mai 2017
Limogé le 9 mai dernier, James Comey s'apprête à témoigner devant le Sénat des pressions exercées par le président américain à son encontre pour l'inciter à stopper l'enquête sur les connexions russes de l'ex-conseiller à la Sécurité nationale, Michael Flynn, selon CNN.
Après une tournée de neuf jours en Europe et au Moyen-Orient - qui l'a quelque peu écarté des multiples scandales sur ses liens supposés avec la Russie -, Donald Trump fait face à de nouvelles révélations, mercredi. Selon CNN, James Comey, l'ex-directeur du FBI, limogé le 9 mai dernier, s'apprête à déclarer devant le Sénat que le président américain a exercé des pressions sur lui. D'après la chaîne de télévision, le chef de l'État lui aurait sommé de stopper l'enquête sur les connexions russes de l'éphémère conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn. Ce dernier avait été contraint à la démission le 13 février dernier suite à des révélations sur une conversation avec l'ambassadeur russe à Washington avant l'investiture de Trump. Il était alors apparu que Flynn avait passé sous silence une partie du contenu de cette discussion avec l'ambassadeur Sergueï Kislyak.
Selon des informations d'abord révélées par le New York Times, Trump aurait même demandé à Comey, dès le lendemain de la démission de Flynn, de mettre un terme à l'enquête sur les contacts russes de son ex-conseiller à la sécurité nationale. Par ailleurs, CNN révèle que James Comey s'apprête à déposer ce témoignage dès la semaine prochaine devant la commission sénatoriale chargée du Renseignement. Pour autant, les ultimes détails de sa déposition et la date exacte de son audition sont encore à finaliser. De son côté, la commission du Renseignement avait annoncé le 20 mai dernier que l'ex-patron du FBI avait accepté de témoigner lors d'une audience publique et précisé qu'elle aurait lieu fin mai ou début juin.
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Hillary Clinton dénonce une collusion entre Russes et Américains contre elle

Hillary Clinton est allée mercredi plus loin qu'auparavant dans l'interprétation de sa défaite contre Donald Trump en affirmant que les Russes s'étaient probablement coordonnés dans leurs attaques informatiques avec des Américains, voire avec l'équipe du président républicain.
La candidate démocrate malheureuse à la présidentielle de novembre dernier est longuement revenue, lors d'une conférence, sur la campagne de désinformation et de piratage attribuée par Washington à la Russie et dont elle a été la cible dans les mois précédant le scrutin.
"Les Russes, à mon avis (...) n'auraient pas su comment transformer ces informations en armes sans l'aide d'Américains", a-t-elle déclaré lors de la conférence technologique organisée par Recode à Rancho Palos Verde en Californie, se référant aux fausses informations diffusées sur internet, aux robots Twitter et aux messages piratés. En particulier, a-t-elle dit, "des gens qui avaient des données de sondages".
Qui guidait les Russes ? "Nous obtenons de plus en plus d'informations sur les contacts entre des responsables de la campagne Trump et des proches de Trump avec les Russes avant, pendant et après l'élection", a-t-elle répondu.

Vous penchez pour Trump ? l'a relancé la journaliste. "Oui. Oui, je penche pour Trump. Il est difficile de ne pas le faire".
Selon la démocrate, qui a exclu de se représenter, le meilleur exemple de cette coordination a eu lieu un mois avant l'élection, quand des messages piratés de la boîte Gmail du président de son équipe de campagne John Podesta ont été diffusés par Wikileaks dans l'heure ayant suivi la divulgation dans la presse d'une vidéo de Donald Trump tenant des propos obscènes.
"Ils étaient forcément prêts, ils avaient un plan. Ils ont dû recevoir un feu vert, +ok cela pourrait être la fin de la campagne Trump, diffusez-les maintenant+", a-t-elle dit, en s'en remettant à l'enquête des autorités américaines pour faire toute la lumière sur les ingérences russes.
Comme elle l'avait fait précédemment, Hillary Clinton a également mis sa défaite sur le compte de l'ex-directeur du FBI James Comey, qui a brièvement rouvert le dossier de ses emails quelques jours avant l'élection.

"Il balance cela et je commence tout de suite à chuter", a-t-elle affirmé, toujours réticente à se lancer dans une véritable auto-critique de sa campagne.
"J'ai gagné trois millions de voix de plus que l'autre", a-t-elle ainsi répété, bien qu'elle ait perdu l'élection en raison du mode de scrutin indirect américain.
(©AFP / 31 mai 2017 23h47)
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