📂 🇲🇷 Mauritanie : traque de 4 terroristes évadés de prison (Ministère de l’Intérieur) Posté le 06/03/2023 - Par Date: 06.03.2023 Heure: 13:20 GMT Terrorisme islamiste

 

 

Date: 06.03.2023  Heure: 13:20 GMT

 

 

Ajouté le : 06.03.2023 01:25

📂 🇲🇷 Mauritanie : traque de 4 terroristes évadés de prison (Ministère de l’Intérieur)

ALAKHBAR (Nouakchott) - Le Ministère mauritanien de l'Intérieur a annoncé, lundi, la traque de "quatre terroristes évadés de prison", dimanche soir.

Le Ministère a indiqué dans un communiqué :« Le 05 mars 2023, vers 21h00, quatre terroristes ont réussi à s'évader de la Prison centrale de Nouakchott, après avoir agressé les gardes pénitentiaires. Cela a entraîné un échange de  coups de feu au cours duquel deux gardes nationaux sont morts en martyr. Que Dieu leur accorde sa miséricorde. Deux autres ont été légèrement blessés. Que Dieu les guérisse."

Selon le communiqué : "La Garde nationale a renforcé le contrôle de la prison et lancé immédiatement la traque des fugitifs pour les arrêter au plus vite".

Le Ministère a demandé aux citoyens de rapporter toute information pouvant aider à l’arrestation des fugitifs.

 

 

Source ALAKHBAR via odh-mauritanie.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

📂 🇲🇷 ⚖  Evasion de quatre prisonniers salafistes, deux gardes tués

6 March, 2023 - 00:36
 

Deux gardes pénitentiaires ont été tués, dimanche 5 mars, par des prisonniers salafistes, suite à une mutinerie à la prison civile de Nouakchott. Après des échanges de coups de feu, les détenus salafistes considérés comme très dangereux, ont pris possession de la prison après la mort des deux gardes et la fuite des autres. «À 21 h ce 5 mars 2023, quatre terroristes ont réussi à s’évader de la prison centrale de Nouakchott, après avoir agressé les gardiens, ce qui a entraîné un échange de tirs au cours duquel deux membres de la Garde nationale» sont morts et deux autres ont été légèrement blessés, indique le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué.Les autorités sécuritaires ont engagé une vaste opération pour retrouver les fugitifs après avoir renforcé le dispositif autour des bâtiments gouvernementaux. «La Garde nationale a renforcé son contrôle sur la prison et a immédiatement commencé à traquer les fugitifs, afin de les arrêter au plus vite», a aussi assuré le ministère, qui a appelé les citoyens à fournir toute information pouvant contribuer à leur capture. Tard dans la soirée, la police a retrouvé le véhicule utilisé par les fugitifs à Dar Naïm.

Durant cette mutinerie, quatre salafistes se sont fait ainsi la belle, selon les informations fournies par la direction des prisons. Il s’agit de Cheikh Saleck, condamné à mort pour haute trahison et port d’armes, Mohamed Rassoul Echibh, condamné à mort pour port d’armes contre l’Etat ainsi que pour avoir commis des agressions avec l’intention de tuer, Mohamed Yeslem Mohamed Mahmoud condamné à 10 ans de prison en 2020 pour avoir tenté de rejoindre un rassemblement  dans le but de commettre des crimes terroristes et Abdel Kerim Boubakar Sedigh qui avait écopé de sept ans de prison en 2021 pour avoir tenté de rejoindre un rassemblement dans le but de commettre des crimes terroristes et de recevoir une formation à l’étranger.

Pour le moment, on ignore si des détenus de  droit commun n’ont pas profité de la situation pour prendre la poudre d’escampette. Incarcéré depuis 2011 pour une tentative d’assassinat de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, le salafiste Saleck Ould Cheikh n’est pas à sa première évasion. En effet, il est l’auteur d’une cavale extraordinaire depuis sa prison de Nouakchott le 31 décembre 2015, dans des cironstances non encore élucidées.Il sera arrêté en Guinée Bissau et rapatrié à Nouakchott.

 

Source Le Calame via odh-mauritanie.com

 

 

📂 🇲🇷 ⚖ Mauritanie : Ce qu’il faut savoir sur les jihadistes évadés, l’un d’eux est une fois passé par le Sénégal

Par: AFP - Seneweb.com | 06 mars, 2023 à 17:03:27  | 

 

 

Quatre jihadistes, dont un condamné à mort qui s'était déjà évadé par le passé, se sont échappés dimanche soir d'une prison de Mauritanie après un échange de tirs qui a fait deux morts parmi les forces de sécurité, ont annoncé les autorités.

 

 Cette évasion intervient dans un pays qui, dans un ouest sahélien de plus en plus touché par les violences jihadistes, fait figure d'exception car épargné par les attentats depuis 2011, et de modèle en termes de prévention de ces conflits. "A 21H00, ce 5 mars 2023, quatre terroristes ont réussi à s'évader de la prison centrale de Nouakchott après avoir agressé les gardiens, ce qui a entraîné un échange de tirs au cours duquel deux membres de la Garde nationale" sont morts et deux autres ont été légèrement blessés, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. L'identité des fugitifs n'a pas été divulguée officiellement mais un haut responsable de la Garde nationale a affirmé à l'AFP que deux d'entre eux étaient condamnés à mort pour "action terroriste" et que les deux autres étaient en attente de jugement pour appartenance à une organisation terroriste.

 

 Selon la même source, l'un des évadés est Saleck Ould Cheikh, un jihadiste condamné à mort en 2011 après un attentat à la voiture piégée mené par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) contre le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. M. Ould Cheikh s'était déjà échappé de la prison centrale de Nouakchott le 31 décembre 2015 avant d'être arrêté en Guinée et renvoyé en Mauritanie après trois semaines de cavale où il était passé par le Sénégal et la Guinée Bissau. Le second condamné à mort avait participé à des opérations contre l'armée dans le nord en 2005, assure le haut responsable de la garde nationale.

 

 Le véhicule des fugitifs a été retrouvé dans le nord-est de Nouakchott, a aussi ajouté le responsable militaire. La peine de mort n'est plus appliquée depuis 1987 en Mauritanie. 

Traque 

La Garde nationale traque les fugitifs, a aussi assuré le ministère, qui a lancé un appel à témoins auprès des citoyens pour permettre leur arrestation "au plus vite". Lundi, les axes autour de la prison, bouclés la veille au soir, étaient à nouveau ouverts. Le quartier avait retrouvé son calme, sans renforcement policier apparent, a constaté un journaliste de l'AFP. Tandis que le Mali frontalier compte ses morts depuis qu'une insurrection jihadiste a débuté en 2012, la Mauritanie, quatre millions d'habitants, n'a pas connu d'attaque sur son sol depuis 2011. 

 

 Elle était pourtant régulièrement ciblée par ces mouvements dans les années 2000, notamment des attentats et des enlèvements ciblés. La Mauritanie fait partie avec le Burkina Faso, le Niger et le Tchad du G5 Sahel, que le Mali a quitté en 2022, et de sa force conjointe antijihadiste soutenue par la France, les Etats-Unis et l'ONU. Paris revendique avec Nouakchott une importante coopération de sécurité et de défense, en plus du développement. La coopération des populations pour lutter contre le jihadisme permet notamment de préserver le pays du jihadisme, contrairement à ses voisins sahéliens. Les autorités mauritaniennes investissent également dans la formation et travaillent à fidéliser les soldats par des budgets renforcés, des nouveaux équipements, des salaires versés à la banque ou un accompagnement social.

Repentir et réinsertion 

La Mauritanie prône aussi le dialogue pour gagner la bataille des esprits. Dès 2010, un dialogue a été organisé entre les principaux oulémas et environ 70 jihadistes en prison, dont une cinquantaine ont été convaincus de se repentir. 

 

Parmi eux, certains ont été envoyés à la télévision ou dans les mosquées, pour prêcher auprès des jeunes que le jihad n'est pas la bonne voie. Plus de 500 imams ont été recrutés, et les jeunes sortis des mahadras (écoles coraniques) se voient offrir une formation professionnelle. Plus récemment, en 2022, le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a gracié huit prisonniers condamnés pour "terrorisme" dans une logique de "lutte" contre l'extrémisme par le "dialogue", selon l'agence officielle d'information. La Mauritanie a à plusieurs reprises organisé des séances de dialogue avec ses prisonniers jihadistes, depuis l'ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz (au pouvoir 2008 à 2019), pour obtenir leur repentir et les réinsérer dans la vie sociale.

 

Source Page 📄 Web de Seneweb via odh-mauritanie.com 

 



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