Burkina : les forces armées loyalistes ont les moyens d'attaquer les putschistes Posté le 22/09/2015 - Par Ouagadougou -(©AFP / 22 septembre 2015 20h31) CEDEAO

ALERTE - Burkina : les forces armées loyalistes ont les moyens d'attaquer les putschistes

(©AFP / 22 septembre 2015 20h31)
Burkina : le chef putschiste s'en remettra aux conclusions de la médiation régionale
Ouagadougou - Le chef des putschistes au Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré, a déclaré mardi qu'il s'en remettrait aux conclusions de la médiation régionale qui doit se réunir à Abuja.
Nous tiendrons compte de toute décision qui sera adoptée par la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), a déclaré devant la presse le général Diendéré, dont l'armée loyaliste réclame la reddition.
Le projet de sortie de crise de la Cédéao étudié mardi en sommet extraordinaire prévoit notamment la restauration des autorités de transition au Burkina mais aussi l'amnistie des putschistes et la réintégration des partisans du président déchu Blaise Compaoré dans la compétition électorale. Ce projet a été vivement critiqué par la société civile et l'opposition au Burkina.
Interrogé sur un point sensible, la question de l'amnistie des putschistes, le général Diendéré a déclaré: Nous appliquerons ce que les chefs d'état vont décider au niveau de la Cédéao. Les violences qui ont accompagné le coup d'Etat militaire commis le 17 septembre au Burkina Faso ont fait au moins 10 morts et 113 blessés, a-t-on appris samedi de source hospitalière.
Interrogé sur la date de son départ, le général Diendéré, un très proche du président renversé Blaise Compaoré en 2014, a déclaré: la date sera déterminée par la Cédéao, ça n'est pas à nous la déterminer.
Diendéré, a déclaré mardi que des discussions étaient en cours avec l'armée loyaliste qui exige sa reddition, mais que ses hommes se défendraient en cas d'attaque.
Nous n'avons pas envie de nous battre mais nous nous défendrons éventuellement, a déclaré le général Diendéré devant la presse, alors que des unités de l'armée sont déployées dans des casernes de la capitale.
Nous avons entamé des discussions, nous avons des échanges très très fructueux et ces échanges on continué ce matin afin de trouver une solution à ce problème, a-t-il dit.
Nous n'avons pas envie de verser du sang pour rester dans un pouvoir quelconque. Il ne sert à rien de verser du sang ou faire des massacres, a ajouté le général Diendéré.
Auparavant , le général Diendéré a déclaré être en discussions avec les chefs de l'armée du pays pour faire partir les unités de province arrivées dans la nuit à Ouagadougou, dans une interview accordée à l'AFP.
On continue les discussions pour les faire partir, a indiqué le général alors que l'armée, entrée sans résistance dans la nuit de lundi à mardi dans Ouagadougou, négocie la reddition des putschistes de la garde présidentielle.
Des centaines de militaires qui ont convergé sur Ouagadougou ont été négativement influencés par certaines personnes. Ils ont été mal informés, a ajouté le général, sans plus de précisions.
Le général Diendéré a été porté au pouvoir le 17 septembre par un coup d'Etat mené par les hommes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP - garde présidentielle), une unité d'élite de l'armée qu'il commandait sous le régime de l'ex-président Blaise Compaoré.

Le chef d'état-major de l'armée - qui compte environ 11.000 hommes-, le général Pingrenoma Zagré avait ensuite appelé ses frères d'armes à la retenue et demandé au RSP de se rendre.
(©AFP / 22 septembre 2015 13h59)
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Le général Diendéré dit rester à la tête de la junte
Le général Diendéré, chef de la junte militaire en place depuis le coup d'Etat du 17 septembre au Burkina Faso, a déclaré mardi qu'il restait président du Conseil national pour la démocratie. Il attend le résultat du sommet africain mardi à Abuja, au Nigeria.

Lors d'une conférence de presse, l'officier a dit qu'il ne cherchait pas à gagner du temps mais qu'il agissait dans le temps qui lui était imparti. L'armée loyaliste a enjoint mardi aux putschistes de déposer les armes avant midi (heure suisse). Précédemment, Gilbert Diendéré avait indiqué que "des discussions étaient en cours".
"Nous n'avons pas envie de nous battre mais nous nous défendrons éventuellement", a déclaré le général devant la presse, alors que des unités de l'armée sont déployées dans la capitale et exigent la reddition des putschistes. "Nous avons entamé des discussions, nous avons des échanges très très fructueux et ces échanges ont continué ce matin afin de trouver une solution à ce problème", a-t-il dit.
"Nous n'avons pas envie de verser du sang pour rester dans un pouvoir quelconque. Il ne sert à rien de verser du sang ou faire des massacres", a ajouté M. Diendéré, un proche de l'ex-président Blaise Comparé renversé après 27 ans de pouvoir en octobre 2014.
"Nous voulons surtout discuter, nous voulons trouver avec eux un terrain d'entente de la manière la plus pacifique possible pour éviter de créer des problèmes à la paix", a-t-il encore affirmé.
Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) doivent se rencontrer dans la journée à Abuja, au Nigeria, pour examiner la situation.
(ats / 22.09.2015 13h34)

Burkina : les présidents du Niger et du Tchad demandent aux putschistes de regagner les casernes
Niamey - Les présidents du Niger et du Tchad ont demandé lundi aux militaires putschistes du Burkina Faso de regagner les casernes et de céder le pouvoir au régime de transition burkinabè qui a été renversé par le coup d'Etat du 17 septembre.

Qu'ils (militaires putschistes) déposent les armes et qu'ils regagnent les casernes, et qu'ils laissent la transition aboutir conformément au programme qui a été déjà établi, a affirmé le président tchadien Idriss Déby Itno en visite au Niger, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou.
Le régime de transition burkinabé, mis en place après la chute du président Blaise Compaore l'an dernier, devait se conclure par des élections présidentielle et législatives le 11 octobre.
Les putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (l'unité d'élite qui a fait le coup d'Etat) sont des soldats et ce sont des enfants du Burkina, alors je leur demanderai de ne pas aller à contre-courant (de l'histoire) et prendre en otage tout un peuple, a lancé M. Déby.

Nous souhaitons que le peuple burkinabè soit entendu, soit écouté, il n'y a pas de solution durable en dehors des réponses aux aspirations du peuple, a estimé le président du Niger, Etat voisin du Burkina Faso.
La société civile et de nombreux habitants à Ouagadougou et dans les villes principales du Burkina ont manifesté lundi leur hostilité aux putschistes et au plan de sortie de crise proposé par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
Dans un communiqué conjoint, les deux présidents ont également invité les acteurs civils et militaires du Burkina à plus de responsabilité et d'attachement à la démocratie et au patriotisme.
Le Niger est d'autant plus préoccupé qu'il est déjà confronté à des menaces sur ses frontières avec la Libye (au nord), avec le Mali (Ouest) et au sud les menaces de Boko Haram au Nigeria, a souligné M. Issoufou. Nous ne souhaitons pas qu'il y ait une quatrième frontière du Niger qui puisse encore entraîner notre zone dans l'insécurité.
(©AFP / 21 septembre 2015 19h56)
ALERTE - Burkina : Hollande appelle les forces impliquées dans le putsch à déposer immédiatement les armes

(©AFP / 21 septembre 2015 20h10)
Burkina : le chef des putschistes insiste sur l'accord de la médiation
Ouagadougou - Le général Gilbert Diendéré, à la tête des putschistes au Burkina Faso, a déclaré lundi qu'il respecterait l'accord de sortie de crise controversé de la médiation régionale qui prévoit le retour à la tête du pays du régime renversé le 17 septembre.
Nous confirmons notre engagement à remettre le pouvoir aux autorités civiles de la transition à l'issue de l'accord définitif de sortie de crise sous l'égide de la Cédéao, a affirmé le général dans une déclaration diffusée par la télévision nationale, sans faire aucune référence à l'avancée d'unités militaires sur la capitale et qui exigent son départ.
Un sommet extraordinaire de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est prévu mardi à Abuja, au Nigeria, pour examiner le plan de sortie de crise élaboré notamment par le président sénégalais Macky Sall. Ce plan, qui prévoit l'amnistie des putschistes et la participation des candidats pro-Compaoré aux prochaines élections, a suscité la colère de la population, de la société civile et des responsables du régime renversé.
Après les négociations qui ont abouti à un projet d'accord et face à la gravité de la situation sécuritaire caractérisée par les risques d'affrontements pouvant entraîner le chaos, la guerre civile et la violation des droits humains, nous, Général de brigade Gilbert Diendéré (...) déplorons les pertes en vies humaines, les blessés et les dégâts matériels, a déclaré le général.
Celui qui fut le bras droit de l'ex-président Blaise Compaoré jusqu'à ce qu'il soit chassé du pouvoir par la rue en 2014 a également annoncé qu'il acceptait de libérer le lieutenant-colonel Isaac Zida, Premier ministre du régime de transition placé en résidence surveillée depuis le coup d'Etat jeudi.
Nous nous engageons à oeuvrer pour la cohésion de l'armée et nous présentons toutes nos excuses à la Nation, à la communauté internationale, a ajouté le général Diendéré.
Quelques heures à peine avant la diffusion de cette déclaration, les chefs de corps de l'armée burkinabè intimaient l'ordre aux putschistes de désarmer, tandis que des unités loyales au régime de transition faisaient route, en trois colonnes, vers Ouagadougou.
(©AFP / 21 septembre 2015 19h56)
ALERTE - Burkina : le chef des putschistes insiste sur l'accord de la médiation

(©AFP / 21 septembre 2015 19h22)
ALERTE - Burkina : le président Kafando très réservé sur le projet d'accord auquel il n'a pas été associé

(©AFP / 21 septembre 2015 18h07)
Burkina : les chefs de l'armée demandent aux putschistes de déposer les armes
Ouagadougou - Les chefs de corps de l'armée nationale burkinabè ont demandé lundi aux putschistes de la garde présidentielle de déposer les armes, dans un communiqué, alors que des troupes se dirigeaient vers la capitale.

Toutes les forces armées nationales convergent vers Ouagadougou dans le seul but de désarmer le Régiment de sécurité présidentielle (RSP - garde présidentielle) sans effusion de sang, indique le communiqué.
Nous leur demandons de déposer les armes et de se rendre au camp Sangoulé Lamizana (dans l'ouest de Ouagadougou), et eux et leurs familles seront sécurisés, ajoutent les chefs de corps.
Une source de l'état-major a précisé à l'AFP que trois colonnes de l'armée burkinabè, loyales au régime de transition renversé par le putsch du 17 septembre, faisaient route vers Ouagadougou.
Ces trois colonnes proviennent de garnisons stationnées dans l'ouest du pays (Dédougou et Bobo Dioulasso), l'est (Kaya et Fada N'Gourma) et le nord (Ouahigouya), selon cette source.
Le communiqué ne précise pas les noms des officiers signataires.
Le RSP, unité d'élite forte de 1.300 hommes et ancienne garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré, a renversé le régime de transition qui préparait la tenue d'élections générales prévues le 11 octobre.
L'ancien commandant du RSP et bras droit du président Compaoré, le général Gilbert Diendéré a pris la tête des putschistes.
Lundi en début d'après-midi, le général Diendéré rencontrait les chefs d'état-major de l'armée burkinabè.
Depuis le coup d'Etat du RSP, véritable armée dans l'armée, le reste de la troupe et de la hiérarchie militaire du pays étaient restés en retrait.

Leur communiqué et les mouvements de troupes vers la capitale interviennent au lendemain de l'annonce d'un projet de sortie de crise élaboré par la médiation de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, prévoyant l'amnistie des putschistes et la participation de candidats pro-Compaoré aux prochaines élections.
(©AFP / 21 septembre 2015 16h49)
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