Référendum en Mauritanie : Des bureaux déserts Posté le 05/08/2017 - Par © Le Calame 5 August, 2017 - 17:10 Mauritanie

 
 
 
 

 

 

 

 

Référendum en Mauritanie : l'opposition accuse le pouvoir de préparer une "fraude massive"

 

 

(AFP 04/08/17)

 

 

 

 

Jemil Ould Mansour, chef du parti islamiste Twassoul et dirigeant d'une coalition de huit partis et mouvements opposés au référendum.
 
 
 

Le chef de file de la coalition prônant le boycott du referendum de samedi sur des révisions constitutionnelles en Mauritanie a accusé vendredi le pouvoir de "préparer une fraude à grande échelle" et averti que des violences pourraient éclater.

"Le pouvoir a tout préparé à sa guise, aussi bien la liste électorale que le matériel électoral pour préparer une fraude à grande échelle", a déclaré lors d'une conférence de presse Jemil Ould Mansour, chef du parti islamiste Twassoul et dirigeant d'une coalition de huit partis et mouvements opposés au référendum.

Le "pouvoir pousse les gens à la violence en s'opposant à toute forme de manifestation contraires à son projet", a-t-il ajouté.

A l'issue d'une campagne houleuse, quelque 1,4 million de Mauritaniens se prononcent samedi par référendum sur un changement de la Constitution prévoyant notamment la suppression du Sénat, au grand dam des sénateurs et de l'opposition radicale, qui dénonce un "coup de force" du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

La police a dispersé jeudi à coups de gaz lacrymogène et de matraque des opposants qui tentaient de se rassembler dans trois quartiers de la capitale Nouakchott. Ces marches avaient été interdites par les autorités.

La violence "n'est pas notre choix" mais il "finira pas s'imposer aux gens", a averti M. Ould Mansour, en estimant que "seul le pouvoir en endossera la responsabilité".

Les bureaux de vote doivent ouvrir de 07H00 à 19H00 GMT dans ce vaste pays en grande partie désertique limitrophe du Sénégal, du Mali, de l'Algérie et du Sahara occidental.

Le vote de la population civile est précédé vendredi par celui des membres des forces armées et de sécurité, pour lesquelles 70 bureaux sont réservés dans tout le pays, dont une dizaine à Nouakchott, selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

"Le nombre de votants militaires est tenu secret et leurs urnes ne seront comptées que demain en même temps que les votants civils", selon la Céni.

Les résultats du vote sont attendus en début de semaine prochaine.

 

 

 

Mauritanie : le président accuse des sénateurs frondeurs de "trahison"

 

(AFP 04/08/17)

 

 

 

 

 

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz

 

 

 

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a accusé jeudi soir à Nouakchott de "trahison" et de "prévarication" les sénateurs opposés à son projet de révision de la Constitution, dans son dernier discours avant le référendum controversé de samedi.

"Ces gens ont par leurs propres dires procédé à des partages d'argents pris sur des hommes d'affaires pour saper les institutions du pays", a déclaré le président Ould Abdel Aziz, 60 ans, qui s'exprimait devant une foule dans le centre de la capitale mauritanienne.

"Ils me demandent de leur présenter des excuses, je ne le ferai jamais, mais par contre j'implorerai Allah pour qu'Il ne nous prenne pas en châtiment pour leurs fautes graves", a-t-il ajouté à propos des sénateurs, qui soutiennent pourtant en principe le camp présidentiel mais s'opposent à la suppression du Sénat.

Le chef de l'Etat fonde ses accusations, selon des observateurs, sur des fuites organisées par ses services de renseignements "d'enregistrements WhatsApp" interceptés sur le téléphone d'un sénateur et dans lesquels le parlementaire évoquait des besoins d'argent auprès d'interlocuteur que l'on pense être un homme d'affaires réfugié au Maroc.

"Ces sénateurs ont trahi la Nation, comment alors m'excuserais-je pour eux", a lancé M. Ould Abdel Aziz, appelant la foule à décréter la dissolution du Sénat "qui coûte très cher et ne correspond à rien, à aucun besoin".

Il a promis la mise en oeuvre très prochainement de "procédures (judiciaires) afférentes à des dossiers beaucoup plus graves", sans donner de détails.

La modification soumise à référendum, que l'opposition radicale juge illégale, prévoit notamment la suppression de plusieurs institutions, y compris le Sénat.

Une vingtaine de sénateurs poursuivaient jeudi leur sit-in, entamé la veille, au sein du Parlement placé sous haute surveillance policière. Par solidarité, des députés de l'opposition ont entamé un mouvement similaire.

Le président mauritanien, qui a appelé à un vote massif en faveur du +oui+, a souligné que la suppression de la Haute cour de justice, habilitée à juger le Président de la république, avait été retirée du projet.

"Nous l'avons enlevée car l'opposition a voulu y voir une certaine crainte chez le président et ses ministres d'être jugés, alors que nous n'avons rien à craindre" a -t-il lancé.

Peu avant le meeting, la police a dispersé à coups de gaz lacrymogène des manifestants dans trois quartiers de Nouakchott.

 

 

Référendum en Mauritanie : la police disperse des manifestants à coups de gaz lacrymogène 

 

 

 

La police mauritanienne a dispersé jeudi à coups de gaz lacrymogènes des manifestants qui tentaient de protester à Nouakchott contre la tenue samedi d'un référendum sur un changement constitutionnel, à quelques heures du dernier grand meeting de campagne du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

La police est intervenue à Tevregh Zeina, dans l'ouest de la capitale, au moment où les manifestants, qui avaient répondu à l'appel d'une coalition de partis et mouvements opposés aux amendements constitutionnels, se réunissaient, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des faits similaires se sont produits dans deux autres départements de Nouakchott, Arafat (sud) et Dar Naim (nord), a indiqué le porte-parole de la coalition, Saleh Ould Henenna.

Ces heurts ont eu lieu moins de deux heures avant le début d'un meeting qui devait être présidé dans la soirée par le président Ould Abdel Aziz dans le centre de la capitale, au cours duquel il a promis de faire des "révélations importantes".

La modification de la Constitution soumise à référendum, que l'opposition radicale juge illégal, prévoit notamment la suppression de plusieurs institutions, y compris le Sénat.

"Nous avons obligation d'informer les autorités de nos activités mais nous ne sommes pas contraints d'attendre leur feu vert", alors que les autorités avaient interdit les manifestation, a protesté le porte-parole, fustigeant la "dictature qui gouverne le pays et ses méthodes abjectes".

"La police a fait un usage excessif de lacrymogènes contre les manifestants", a-t-il estimé, en signalant des cas d'évanouissement parmi les opposants, dont notamment celui du président de l'organisation antiesclavagiste IRA, Biram Dah Abeid.

Parallèlement à ces manifestations, une vingtaine de sénateurs opposés à la révision de la Constitution poursuivaient jeudi leur sit-in au sein du Parlement, placé sous haute surveillance policière.

"On refuse aux gens de nous rendre visite, tout comme on nous refuse l'entrée de repas", a protesté leur porte-parole, le sénateur de Bassiknou (sud-est) Cheikh Ould Henenna, pourtant membre de la majorité présidentielle mais qui dirige la fronde ayant rejeté les amendements promus par le président au niveau parlementaire.

Des députés de l'opposition ont entamé un mouvement similaire au niveau de l'Assemblée nationale, en signe de soutien à leurs collègues sénateurs, a appris l'AFP de source parlementaire.

 

© AFP

 

 

 

 

 

Date: 05.08.2017  Heure: 18:11 GMT

 

 

Ajouté le : 05.08.2017 15:10

Mauritanie - Référendum : 25% de participation à 13 h (Représentant CENI)

 

 

ALAKHBAR (Nouakchott) - Le taux de participation au référendum constitutionnel de ce samedi variait entre 20 à 25 % à 13 H GMT dans toute la wilaya de Nouakchott sud, selon le représentant régional de la CENI dans la Wilaya, Abdellah Ould Moussa Ould Cheikh Sidya. 

 

Lire: Le président mauritanien : « L’UE n’est pas le baromètre de la vérité »

 

Ould Cheikh Sidya était interrogé par Alakhbar pendant qu’il sillonait des bureaux de vote Ryad. Il a constaté que le vote se déroule « normalement » et que « personne n’a voté sans la carte d’identité. Cela a été exigé et respecté ».

 

Lire: Référendum en Mauritanie : près de 1.5 Million électeurs appelés aux urnes

 

L’équipe de reporters d’Alakhbar a visité une vingtaine de bureaux de vote au niveau des communes de Sebkha, Socogim Arafat et de Riyad. Le taux de participation y variait entre 19% à 21% à 13H, selon les données reçues des présidents de bureaux de vote.

 

 

© ALAKHBAR 

 

 

 

 

 

 

Référendum : Des bureaux déserts

5 August, 2017 - 17:10

 

 

 

Entamées aux premières heures de la matinée, les opérations électorales (référendum) destinées à l’approbation ou au rejet des amendements constitutionnels portant, entre autres, sur le changement du drapeau et  la suppression du sénat ne suscitent pas un grand enthousiasme du coté des électeurs aussi bien à Nouakchott qu'à l'intérieur du pays. Selon les constats effectués sur le terrain, il n’y a pas de foules dans les différents centres de vote de Nouakchott. Les bureaux sont pratiquement vides.

Pour contrer le boycott actif de l’opposition qui commence à faire des effets, les  différents partisans du « Oui » et des membres d’initiatives ont réquisitionné des bus pour le transport des électeurs qui se font de plus en plus désirés. Le taux de participation est le principal enjeu de ce scrutin  qui suscite des controverses à travers toute la Mauritanie.
Les dirigeants du FNDU sont en conclave au siège de Tawassoul qui assure la présidence tournante de ce pôle de l’opposition.
Les sénateurs qui opposent une « résistance contre l’arbitraire », sont toujours retranchés dans les locaux du sénat ceinturés par des forces de police et de la garde nationale. Livrant une guerre épique contre le pouvoir, ils sont privés de nourriture, d’eau, d’électricité et de médicaments.

 

 

© Le Calame

 

 

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